Astérix ou la parodie des identités

Nicolas Rouvière sera à la Librairie Goscinny jeudi 24 janvier à 19 h 30 pour une conférence débat autour de son nouveau livre : Astérix ou la parodie des identités, publié dans la prestigieuse collection "Champs", de Flammarion.

La Librairie Goscinny avait déjà eu le plaisir d’accueillir Nicolas Rouvière, et son préfacier Pascal Ory, lors de la parution d’Astérix ou les lumières de la civilisation.

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Nicolas Rouvière et Pascal Ory à la Librairie Goscinny le 25 mars 2006

La 4e de couv. :

Dès les premières livraisons de la série, en 1959, les tribulations du malicieux Astérix et du débonnaire Obélix ont connu un succès spectaculaire. Partout à travers le monde, le petit village gaulois a rallié de fervents émules. D’où vient ce succès jamais démenti ? Que s’y joue-t-il, au fond, de si atavique ? Une mise en scène aussi franche que savoureuse de nos stéréotypes historiques et culturels : parodie de l’imagerie scolaire de « nos ancêtres les Gaulois », satire de la société française des quarante dernières années, caricature des peuples étrangers, de leurs idiotismes, de leurs coutumes... Le résultat est un message tonique sur l’universalité des valeurs au-delà des différences culturelles : si forts soient les obstacles linguistiques et les malentendus, il est toujours possible de se comprendre et de rire ensemble. Il n’y a pas de « choc des civilisations » entre des peuples qui se retrouvent au même banquet.

Nicolas Rouvière est maître de conférences à l’IUFM de Grenoble, où il travaille sur la littérature de jeunesse et la littérature populaire. Auteur de nombreux articles sur la bande dessinée, il a notamment publié Astérix ou les Lumières de la civilisation (PUF,2006), qui a reçu le prix Le Monde de la recherche universitaire.

Astérix ou la parodie des identités : (9) euros

Les Jacqueline Maillan en concert

C’était le 10 décembre 2009, dans le cadre des "nocturnes Pilote", un concert exceptionnel des Jacqueline Maillan. Album photo :

Jeff Pourquié et Etienne Lecroart

Jeff Pourquié et Etienne Lecroart, les deux dessinateurs du groupe


ULTIMEX - le duel - en avant-première

Gad dédicace le Duel le nouvel album d’ULTIMEX !

A découvrir en avant-première jeudi 1er octobre 2009 de 17h30 à 19 h.

Phiip sera également présent avec les nouveautés des éditions Lapin.

Et un crayon sera offert à chaque client qui en fera la demande !


Filles de justice

C’était lundi 12 octobre 2009

rencontre-débat avec

Françoise Tétard et Claire Dumas

à l’occasion de la sortie de leur livre

Filles de Justice - du Bon-Pasteur à l’éducation surveillée
(Beauchesne-ENPJJ)

Les filles de Justice, décidément, sont bien embarrassantes. Depuis deux siècles, elles ont été sans cesse transférées de prisons en prisons, et toujours maintenues derrière la clôture. Ces mineures, passées devant un juge, ne sont pas forcément délinquantes, mais elles pourraient l’être ; elles ne sont pas forcément prostituées, mais on pense qu’elles sont au bord de l’être. L’État se sentant impuissant a « confié » leur rééducation à des congrégations religieuses, sous forme d’une mission de service public.

Cette situation a perduré même sous la Troisième République, au moment du vote des lois de 1901 et 1905, en plein conflit entre confessionnels et laïques. Les établissements du Bon-Pasteur, spécialisés dans la prise en charge des filles perdues et des brebis égarées, ont ainsi constitué un monopole, qu’ils ont gardé jusqu’aux années 1960.

Depuis le début du XIXe siècle, il y eut une quarantaine de Bon-Pasteur sur toute la France, presque toujours installés en ville. Au printemps 1968, le ministère de la Justice a décidé de racheter un de ces établissements, situé à Bourges, pour y installer une équipe de jeunes éducatrices du secteur public, fraîchement recrutées, avec l’objectif de mener une expérience pédagogique d’éducation surveillée. Claire Dumas a fait partie de cette première équipe laïque, arrivée à Bourges en 1968.

Protection-Prévention-Répression
Plusieurs des questions de l’époque se posent encore aujourd’hui. Avec quelles réponses ? De quelle Histoire les travailleurs sociaux sont-ils les héritiers, conscients ou inconscients ? Et les filles en danger, sont-elles toujours considérées comme dangereuses ? De quoi avons-nous peur ?

Après s’être penchée sur l’invention et les développements de la prévention spécialisée, Françoise Tétard, historienne au CNRS, s’est associée avec Claire Dumas pour retracer l’histoire emblématique de la prise en charge des filles.

Filles de justice : (32) euros

Soirée Astérix le 21 octobre

Une soirée spéciale en attendant de découvrir ensemble le nouvel album d’Astérix, à minuit précise.

Un verre de cervoise vous sera offert !

Astérix sera partout à l’honneur : sur les murs, les écrans, dans les rayons et les vitrines d’exposition de la Librairie.

La fin de l’année sera marquée par le double anniversaire d’Astérix et du journal Pilote. La Librairie organisera six "nocturnes Pilote" en novembre-décembre.

Davantage d’infos ici


Phiip et Lapin à la Librairie Goscinny - album photo

Quelques souvenirs des précédentes visites de Phiip à la Librairie Goscinny :






Dédicace Lapin : l’affiche !

à télécharger, imprimer et coller partout :

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Expo Duduche + Dédicace Cabu = album photos

Souvenirs de la soirée du 11 décembre 2008 (photos Anja)

Cabu à la Librairie Goscinny (photo Anja)

Petite expo Grand Duduche (photo Anja)

Le Grand Duduche grandeur nature à la Librairie Goscinny (photo Anja)

Le Grand Duduche "grandeur nature" (3m20)

Cabu dédicace Librairie Goscinny (photo Anja)

Expo planches originales de Cabu (photo Anja)

Cabu à la Librairie Goscinny (photo Anja)

Cabu en pleine dédicace (photo Anja)

Cabu dédicace l'intégrale du Grand Duduche (photo Anja)

Cabu dédicace à la Librairie Goscinny (photo Anja)

Variations sur le thème du papillon (photo Anja)

Variations sur le thème du papillon. dans les Carnets de croquis (1962) puis dans Duduche

Duduche en papillon… expo Librairie Goscinny (photo Anja)

Et pour la première fois Duduche-paillon prend les airs !

Statue de Duduche par Christian Viollet (photo Anja)

Expo de planches originales de Cabu à la Librairie Goscinny

Cabu à la Librairie Goscinny (photo Anja)


Expo Michel Duveaux

A l’occasion de la sortie de Berthe (tous les détails ici), Michel Duveaux expose à la Librairie Goscinny jusqu’au 25 novembre.

Entre bande dessinée et peinture, avec de - subtiles - mises en couleur de quelques-uns des plus beaux passages de Berthe !


La Librairie fête ses trois ans

Ce sera jeudi 16 octobre à partir de 18 h.

Au programme :

rencontre et dédicaces avec les auteurs et amis présents parmi lesquels :

Michel Duveaux, Chantal Montellier, Alain Rustenholz, Farid Boudjellal, Patrick Pécherot, Yves Frémion, Mathieu Colloghan, Jeff Pourquié…

à 20 h 30 :

concert Peau Verte,

avec Anja Syl et Seb Pacreau

(Anja, dont les talents de photographe ont immortalisé plusieurs des événements de la Librairie, nous offrira ce récital inédit. Et oui, elle chante aussi !)

à 21 h 30 :

Gâteau d’anniversaire !

Et modeste mais conviviale collation. D’ailleurs que chacun n’hésite pas à apporter quelque chose à grignoter ou à boire...

Michel Duveaux revient à la BD après de longues années consacrées à d’autres passions (cinéma, peinture…). Avec Berthe, édition collector, tirage limité à 500 exemplaires, tous signés et numérotés. Et une expo exclusive inaugurée à cette occasion.

Chantal Montellier a réalisé une impressionnante adaptation du "Procès" de Kafka. Pour l’instant introuvable en français (que font les éditeurs ?). Découvrez l’édition anglaise en avant-première jeudi 16 ainsi que des tirages spéciaux signés par Chantal Montellier.

Alain Rustenholz est l’auteur de nombreux livres sur Paris : les traversées de Paris, Parisienne(s), Paris des avant-gardes, la ville rêvée de Voltaire, et Paris ouvrier dont il vient de publier une version "nationale" : "les grandes luttes de la France ouvrière".


Le retour du lapin !

A la demande générale, Phiip, des éditions lapin est de retour avec deux nouveaux livres époustouflants :

Rencontre-dédicace le samedi 21 juin de 15 h à 17 h.

http://editions.lapin.org


Expo Colloghan

La peinture fait son entrée dans la Librairie Goscinny !

Mathieu Colloghan, dessinateur de presse et, trop rarement, de bande dessinée, est aussi un peintre hors du commun.

L’expo est visible en principe tous les après-midis mais il est toujours préférable de passer un coup de fil avant de venir au 06 10 82 65 18.

Elle se terminera (en apothéose) jeudi 10 à 18 h par un débat avec l’artiste sur le thème audacieux "Une peinture engagée : pléonasme ou oxymore ?".

Pour vous faire une idée (mais c’est encore tellement mieux en vrai et en grand !) http://colloblog.blogspot.com/


Dédicace de "Love, fragments Shanghai"

Cette année la Chine est à l’honneur à Angoulème… et à la Librairie Goscinny !

Mardi 29 janvier de 12h30 à 15 h, une séance de dédicace exceptionnelle et avant-première pour la parution de Love, fragments Shanghai, premier album en français de Chaiko, dessinateur de Shanghai.

Un livre à paraître aux éditions Xiaopan

Dédicace de "Love, fragments Shanghai" : (13.50) euros

Rencontre avec Farid Boudjellal

jeudi 20 décembre à partir de 18 h

5 bis rue René Goscinny

à l’occasion de la sortie de son nouvel album
Les années Ventoline
(éd. Futuropolis)

Petit Polio a grandi. Il est maintenant aussi libre que l’air qu’il respire...

avec un très beau texte de Marcel Proust en dos de couverture.

Les années Ventoline font suite à Petit Polio et à Mémé d’Arménie. Autant d’idées épatantes pour vos cadeaux de fins d’année !

Autobiographie ? fiction ? Comment restituer le réel dans la bande dessinée ? Venez en débattre avec l’auteur jeudi 20 décembre à partir de 18 h.


Egalement au programme :
- Une exposition exceptionnelle de planches originales extraites des Années Ventoline,
- la (re)découverte des autres livres de Farid Boudjellal,
- et puis des dédicaces, bien sûr,
- l’expo “Goscinny inédit” qui se poursuit
- et une modeste (mais sympathique) collation...

Librairie Goscinny - 5 bis rue René Goscinny, 75013 Paris

Métro/RER : Bibliothèque Mitterrand

Renseignements : 06 10 82 65 18

Pour découvrir - et commander - les livres de Farid Boudjellal, cliquer ici


Rencontre avec Phiip et les éditions Lapin


Le portail Lapin (www.lapin.org) Bandes dessinées, webcomics et comic strips est bien connu sur Internet.

Lapin, c’est un portail avec plus de 6 000 pages de bandes dessinées gratuites, totalement originales, 20 séries différentes à lire en ligne. Lapin, c’est des webcomics pour tous les goûts : histoires courtes, gags en une image, en une page, avec l’humour absurde comme point commun.

Mais c’est aussi une maison d’édition qui édite des vrais livres en vrai papier ! et avec un vrai blog : editions.lapin.org/blog/

Venez rencontrer Phiip pour la première fois à Paris, en vrai, samedi 1er décembre, Librairie Goscinny, de 15 h à 17 h !

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Phiip à Roubaix (Photo DR)
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Soleil Noir de Patrick Pécherot

Dans une ville à l’abandon, quatre hommes, éternels perdants, préparent l’attaque d’un fourgon blindé. Il y a Félix, éreinté par la vie, Simon, le truand sur le retour, Brandon, le rappeur autiste et Zamponi, l’artisan lessivé. Ils jouent leur dernière carte. Leur plan ? Se fondre dans le décor. Ravaler au grand jour la maison d’un oncle défunt. Mais la poisse les poursuit. La grève des convoyeurs les prend de vitesse. La presse s’en mêle, les curieux rappliquent, un restaurant déserté retrouve une jeunesse... Tandis que les braqueurs rongent leur frein, la ville renaît. Les fantômes du passé entrent dans la danse, apportant avec eux une mémoire oubliée. Un amour fou, une mystérieuse disparition et le sort tragique des émigrants polonais, expulsés de France dans les années trente. Quand les fils du destin s’enchevêtrent, le bal des « pas de chance » est ouvert.

La suite sur le site www.pecherot.com

Soleil Noir de Patrick Pécherot : (16,90) euros

Artémisia - La bande dessinée au féminin

Lancement du prix Artémisia

Cette conférence de presse est organisée dans la Librairie Goscinny par les créatrices d’Artémisia, le nouveau prix de la BD.

Ouverte à tous, la conférence de presse était aussi l’occasion de retrouver Chantal Montellier qui nous avait fait le plaisir d’inaugurer en septembre un nouveau cycle d’expositions à la Librairie.

Pourquoi un prix Artémisia de la BD ? (extrait du communiqué de presse)

Parce que la création BD au féminin nous semble peu connue et reconnue, peu valorisée et éclairée, quelques arbres surexposés cachant la forêt des talents laissés dans l’ombre ou à l’abandon.

Parce qu’un regard féminin sur la production BD nous paraît essentiel.

Parce que se donner le pouvoir de reconnaître et non pas seulement de produire est un enjeu et un symbole des plus importants pour les femmes qui participent à cette aventure.

Parce que la BD destinée à tous et largement diffusée, reste un média dominé par l’imaginaire masculin, qui véhicule des stéréotypes écrasants.

Parce que les jurys, notamment pour les présélections (cf. Angoulême), sont généralement composés des seuls représentants du sexe dit fort.

Parce qu’il n’y a pas de raison pour que seule la littérature avec son prix Fémina, et le cinéma avec son festival de Créteil, aient droit à des espaces de légitimation et de reconnaissance au féminin.

C’est pour toutes ces raisons (et quelques déraisons) que nous souhaitons créer un prix qui distinguera un album scénarisé et/ou dessiné par une ou plusieurs femmes. Il sera décerné chaque année le 9 janvier.

Pourquoi le prix Artémisia ? Le personnage et le destin de la grande artiste italienne du XVIIe siècle, Artémisia Gentileschi, symbolisent à eux seuls ceux de la femme artiste (plasticienne) dans nos sociétés patriarcales, par-delà les temps et les régimes. Il nous a semblé utile et juste de rattacher ce prix qui honore l’image narrative féminine, à l’histoire plus large, plus riche et plus explorée de la création graphique au féminin. Ceci afin de ne pas risquer de nous retrouver enfermées nous-mêmes dans nos propres phylactères.

Les membres du prix Artémisia BD : Marguerite Abouet, Anne Bleuzen, Marie-Jo Bonnet, Sylvie Fontaine, Marie Moinard, Chantal Montellier, Annie Pilloy, Jeanne Puchol, Valérie de Saint-Do.

Contact par mail : assoartemisia@gmail.com ou par courrier à Association Artémisia - 8 place Rhin et Danube - 75019 Paris


Une biographie signée Pascal Ory

La Librairie Goscinny a voulu honorer la mémoire de René Goscinny le jour anniversaire de sa disparition (le 5 novembre 1977) en donnant la parole à son tout nouveau biographe, Pascal Ory.

La conférence-débat a coïncidé avec l’inauguration de la nouvelle exposition "Goscinny inédit".



Sous le joli titre "Goscinny - la liberté d’en rire" (éd. Perrin) Pascal Ory, à l’issue de 300 pages brillantes, montre à la fois l’importance de l’oeuvre de Goscinny et son actualité, tout en rendant sa chair à la statue et son sourire à l’homme dans un ouvrage à la fois précis et plein d’émotion, joliment parsemé de quelques citations latine.

Dix ans après la fameuse biographie de Marie-Ange Guillaume et José-Louis Bocquet, celle-ci ouvre des pistes nouvelles sans d’ailleurs prétendre épuiser son sujet. Mais il est significatif que le journaliste s’efface progressivement au profit de l’historien. 30 ans donnent ainsi le recul nécessaire pour analyser le sort réservé par la postérité à l’oeuvre de Goscinny et sa place dans notre société moderne. A ce sujet Ory reprend avec bonheur l’expression de Renan : "un plébiscite de tous les jours".

Pascal Ory est professeur à la Sorbonne, chargé de cours à l’Ecole des hautes études et à Sciences Po. Il a publié de nombreux ouvrages sur l’histoire politique et l’histoire culturelle du monde contemporain. Mais il est aussi l’auteur de plusieurs études sur la bande dessinée et, depuis dix ans, responsable de la page "BD" du magazine Lire.

Note de l’éditeur :

Les chiffres pourraient parler d’eux-mêmes : des centaines de millions d’Asterix vendus à travers le monde, un Petit Nicolas dont la version de poche dépasse déjà les ventes du Paroles de Jacques Prévert, etc. Pourtant, de si gros chiffres risqueraient de faire disparaître l’homme discret, pudique et hypersensible, à la biographie beaucoup plus riche qu’on ne le croirait a priori : en moins d’un quart de siècle, Goscinny a en effet radicalement changé la BD et inventé quelques-unes des figures les plus réussies du comique mondial.

A l’occasion du trentième anniversaire de sa mort (5 novembre 1977), l’historien Pascal Ory, fin connaisseur de BD, a eu accès aux archives Goscinny qui lui ont été exceptionnellement ouvertes. Il raconte ainsi la destinée incroyable de cet homme cosmopolite et pourtant si français : né en 1926 dans une famille juive ashkénaze, son adolescence se déroule en Argentine avant de « monter », non pas à Paris, mais à New York. Commencent les années de galère que la gloire ne fera pas toujours oublier. Une vie riche et jalonnée de rencontres magnifiques, parmi elles Uderzo... Tour à tour écrivain, dessinateur - on le sait peu -, éditeur, Goscinny aura été aussi un formidable découvreur de talents à Pilote. A sa mort, brutale, d’autres projets se profilaient dans cet horizon déjà riche : parmi eux, le cinéma d’animation où, à coup sûr, il aurait fait là aussi des merveilles...

Une biographie signée Pascal Ory : (19.50) euros

Expo-hommage à Charlie Schlingo

Bêtement disparu il y a deux ans, Charlie Schlingo, l’inventeur de la bande dessinée olfactive était bien plus que cela.

Une grande exposition rétrospective rend hommage à ce créateur hors du commun en explorant quelques facettes de son talent.

Pour ceux qui l’ont connu et aimé, cette expo se veut aussi un témoignage d’affection où l’émotion a toute sa place.




Beaucoup de monde lors du vernissage le 20 septembre. Et quelques photos souvenirs :










Théa et Charles Rojzman

Mardi 18 septembre, Théa et Charles Rojzman présentaient à la Librairie Goscinny leur première bande dessinée : la Réconciliation, éd. Jean-Claude Lattes

Charles Rojzman est le fondateur du centre de formations et d’interventions en thérapie sociale. Théa, sa fille, est artiste peintre. Ils ont co-scénarisé cette BD. Théa est aux pinceaux.

Elle voulait que son père meure. Il rêvait de sauver le monde de l’horreur...

extrait de la présentation disponible sur http://reconciliationbd.blogspot.com/ :

Une jeune femme trentenaire raconte les errances, les doutes et les violences de son histoire. Elle travaille avec son père, celui qu’elle a tant haï enfant.

Ensemble, ils essaient d’expliquer d’où vient la violence et quel est ce regard, cette compréhension qui permet de se réconcilier avec soi-même et avec les autres.

Ce livre est une auto-fiction mêlée de réflexions sur la haine et la peur dans notre société et dans nos familles. Il pourrait redonner un peu d’espoir à tous ceux, qui comme eux, ont souffert et cherchent d’autres voies pour sortir de l’impuissance.

Ce livre nous l’adressons aux adolescents en errance, en colère ou perdus.

Nous l’adressons aux parents en proie au doute, s’interrogeant sur l’éducation, démunis parfois face à leurs enfants qui semblent ne plus les aimer.

Nous l’adressons aux hommes et femmes qui portent le poids des souffrances ou des secrets de famille, qui portent aussi les malheurs de l’histoire.

Nous l’adressons finalement à tous ceux qui cherchent à résister aux propagandes et à faire face à la haine de l’autre et aux violences sociales.

A tous ceux qui voudraient que le monde change...au moins un peu.

La réconciliation est une BD tout à fait étonnante dont les auteurs sont en même temps les personnages. Ils ont choisi ce mode d’expression qui n’est pas spontanément le leur (il est intervenant en thérapie sociale, elle est artiste peintre) pour exposer leur conflit et donner quelques pistes de résolution que chacun pourra utiliser. Un délicat passage de l’individuel à l’universel et une vraie réussite.

Théa et Charles Rojzman : (14,90) euros

Expo Chantal Montellier

C’est une première à la Librairie Goscinny ! Du 1er au 18 septembre sont exposées une trentaine de planches originales de l’impressionnant Tchernobyl mon amour réalisé par Chantal Montellier (éd. Actes Sud BD).

Pour la première présentation de cette exposition, organisée par la revue Papiers Nickelés, Yves Frémion écrivait :

"Fruit d’une enquête serrée sur Tchernobyl aujourd’hui, cet album est paru pour le 20e (triste) anniversaire de la catastrophe. Très remarqué, cet album utilisait une technique assez moderne, mêlant collages, photos reprises, dessins, icônes et clichés, brassés dans un élan d’urgence et de rigueur.

Les planches présentées ici sont parfois très différentes de celles parues dans l’album, en ce qui concerne les couleurs utilisées surtout, car elle montre ici des essais tentés qui n’ont pas emporté in fine son adhésion. Cette trentaine de planches d’un album foisonnant donne une idée de l’ampleur de l’œuvre comme de celle de la catastrophe.

La colère l’emporte sur l’épouvante comme souvent dans les BD de Chantal Montellier, qui est là au sommet de son travail.

Il faut du courage pour s’enfoncer dans le cœur de la machine et aller renifler le réel là où il se cache. Il en faut ausi pour tenter de voir clair dans cet univers de dégoût, de misère et de désespoir. L’auteur n’en manque pas, elle n’a pas l’habitude de choisir des sujets plaisants, préférant le contre-pied à la complaisance et les sentiers pas encore tracés."

Cerise sur le gâteau : cette expo est en même temps une expo-vente. Le 18 septembre, décrochage de l’exposition. Les amateurs éclairés pourront repartir avec leurs planches préférées !

à découvrir : le site de Chantal Montellier : http://chantal.montellier.free.fr


mercredi 13 juin

A l’occasion de la parution en poche de Ils s’en allaient faire des enfants ailleurs par Marie-Ange Guillaume et de Goscinny et moi par José-Louis Bocquet, la Librairie Goscinny avait organisé une "soirée 100 % bio (graphes)" le 13 juin dernier.

Co-auteurs de la seule biographie de René Goscinny parue à ce jour (éd. Actes Sud) et tous deux romanciers, Marie-Ange Guillaume et José-Louis Bocquet sont également des biographes reconnus. Pierre Desproges pour l’une, Hergé et Kiki de Montparnasse en bandes dessinées pour l’autre. Quelles sont les spécificités de “l’art biographique” pour un écrivain ?
A travers les travaux et les souvenirs des invités la soirée sera aussi, bien sûr, l’occasion d’évoquer la mémoire de René Goscinny, 30 ans après sa disparition.

Rencontre avec les auteurs (et signatures de leurs différents livres) à partir de 18 h

Conférence-débat à 19 h 30

Le tout accompagné d’un buffet modeste mais sympathique et, lui aussi - presque - 100% bio !






Samedi 9 juin à 15 h

Dans le cadre de ses cinquième rencontres internationales, le fan-club allemand d’Astérix était à la Librairie Goscinny le samedi 9 juin à 15 h.

->http://www.comedix.de/forum/viewtopic.php?t=2692]

Découverte du mini-musée, échanges d’infos et d’éditions d’Astérix en diverses langues, présentation savante par notre ami Stefan de la localisation du village d’Astérix, calcul de la taille exacte des principaux personnages de la série (on en reparlera sans doute dans un prochain bulletin) et autres démonstrations farfelues sur la base de rigoureuses chronologies. Avec traduction simultanée !


Sans oublier un petit discours de bienvenue :

Ich bin sehr froh und gehehrt euch in dem Buchhandel « Goscinny » in der « Goscinny“ Strasse einzuladen.

Wie ihr es schon wissen, ist René Goscinny, der seit 30 Jahren gestorben ist, mit Albert Uderso, Asterix Schöpfer und hat die Geschichten von den 25 ersten Albums geschrieben.

Vieliecht erwachtet ihr mehr Objekten von Astrix und sind ihr ein wehnig Enttaüscht. Es ist war wir wollten nicht aus diesem Buchhandel die Librairie Asterix gründen sondern die Librairie Goscinny. Warum ?

Asterix ist ein sonderbarer Schöpfer aber für uns ist es wichtig zu zeigen dass René Goscinny nicht nur Asterix ist, aber noch sehr mehr. Ihr kennt alle « der kleine Nick » und Luky Lucke und sicher auch Iznogoud. Das ist auch René Goscinny.

Wärend der letzte Wählekampagne für die Republikpresident Wähle, war vielmals Nicolas Sarkozy « kleiner Nick » genennt (weil er sich Nicolas nennt und weil er klein ist) und auch Iznogoud (weil er sehr ehrgeizig und böse ist !). Das ist nur ein Beispiel, um euch zu zeigen wie die Erfindungen von René Goscinny in dem tägliche Leben benütz werden, ohne man es merkt.

Und was für uns sehr wichtig ist, René Goscinny war der Herausgeber von der Comic strip Zeitung « Pilote ». Jede Woche fand man in Pilote, die besten Comic Strip , und entdeckte man neue Autoren mit viel Talent. Die moderne Comic strips haben René Goscinny viel zu verdanken.
Die Bücher von diesen Autoren sind heute hier in der Librairie Goscinny.

Endlich, René Goscinny war ein Humanist, une für ihm war Dialog zwichen Kulturen sehr wichtig. Er war froh, überall auf der Wellt lachen zu machen.
Ich glaube dass er sehr froh wäre euch hier zu treffen.
Noch einmal, willkommen !

Retrouvez plein d’infos sur Astérix et les débats du forum sur
www.comedix.de


Centenaire d’Hergé

Mardi 22 mai Hergé aurait eu 100 ans. La chaîne de télé Direct 8 a consacré un sujet à l’événement avec des images tournées dans la Librairie Goscinny.

De très nombreux livres de et sur Hergé ou sur Tintin sont disponibles à la Librairie, ainsi que des éditions étrangères.

http://www.direct8.fr/


"Elle n’est pas morte"

Riton la Manivelle offrait un concert gratuit le 22 mai à 18 h. Orgue de barbarie, chansons sur le thème de la Commune de Paris et autres chansons populaires. Avec Jean-Marc Puigserver à l’accordéon.


Le concert a commencé en extérieur...


C’était une grande première. On s’était toujours demandé quelle était la soronité de la librairie. Et bien, selon les avis éclairés des présents, l’accoustique est bonne. !

Jeu-concours : Riton se cache dans le livre "Cabu à Paris". A quelle page ?

Rappel : sur le thème de la commune, l’indispensable "Cri du peuple" de Tardi et Vautrin. En vente à la Librairie.


Mai - Juin

Voici la liste des prochains rendez-vous :

Lundi 14 mai vers 19 h : Yves Frémion sera à la Librairie pour une conférence-débat autour de son livre Histoire de la Révolution Ecologiste (plus d’infos ici)

Mardi 22 mai vers 19 h : Riton la Manivelle offre un concert gratuit sur le thème de la Commune de Paris. Orgue de barbarie et chansons populaires

Samedi 9 juin matin est envisagée une rencontre avec un groupe allemand d’amateurs d’Astérix (à confirmer). Un(e) interprête sera là.

Mercredi 13 juin vers 19 h : un double rendez-vous exceptionnel avec Marie-Ange Guillaume et José-Louis Bocquet. Tous deux sont biographes de René Goscinny et ont par ailleurs une actualité éditoriale riche.

Marie-Ange Guillaume publie en poche sa biographie de Pierre Desproges et son remarquable "Ils s’en allaient faire des enfants ailleurs".

José-Louis Bocquet vient de publier "Goscinny et moi" (plus d’infos ici). Il est aussi scénariste de "Kiki de Montparnasse" (dessin de Catel) et co-scénariste avec Jean-Luc Fromental des Aventures d’Hergé (dessin de Stanislas)

Enfin, fin juin est prévue une exposition-hommage à Charlie Schlingo, ce créateur étonnant qui nous a quittés il y a deux ans.


Cabu à la Librairie Goscinny !

A l’occasion de la sortie de son livre "Etre ou ne pas être beauf ? Manuel à l’usage des contemporains des beaufs" aux éditions du Layeur Cabu nous a fait le plaisir de venir en avant-première le présenter le 26 avril à la Librairie Goscinny.

Extraits de la "quatrième de couverture" :

Qui ne connaît pas le beauf ? Un Français grande gueule, brave type au racisme ordinaire, bardé de convictions...
Le Larousse l’a même fait entrer au panthéon de ses pages. Reconnu digne du dictionnaire, c’est dire ! La consécration !
Mais le beauf c’est pas seulement celui né en 74 à Hara-Kiri, indécrottablement attaché à des valeurs du passé...
C’est aussi le nouveau beauf, adepte du modernisme
des années 90.

Le nouveau beauf est né avec les années Chirac, en 94-95, quand les téléphones portables, les 4x4, les comportements-m’as-tu-vu et les incivilités de toutes sortes sont devenus les signes extérieurs de l’existence de beaufs d’un nouveau genre.
Un beauf, deux beaufs, des beaufs, et puis tous les autres...
Une telle situation exigeait un manuel afin de venir
en aide aux contemporains du beauf, de les aider à
démêler l’ancien du nouveau, distinguer l’authentique
et l’incontestable, et donner enfin à chacun quelques
repères de "beaufitude".

Au risque d’y reconnaître un voisin, un ami, un proche,
voire... peut-être soi-même, tant il est vrai qu’il y a toujours un peu de beauf qui sommeille en chacun de nous.

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On ne présente plus Cabu, dessinateur vedette de Charlie Hebdo, créateur du Grand Duduche et du personnage du beauf’. Mais saviez-vous que ses deux premiers livres - la Potachologie et le Potache est servi - illustrent des textes de Goscinny ? Et que son premier album du Grand Duduche est préfacé par le même Goscinny ?



Au sujet du Grand Duduche, Cabu racontait, dans l’interview accordée au n°3 du bulletin de la Librairie Goscinny :

"Au bout de quelques mois, Goscinny m’a dit : "vous faites souvent un grand ado au dernier rang. Il faut le mettre au premier rang, c’est votre personnage. Et puis il faut lui trouver un nom." Il l’avait repéré graphiquement. C’était le dessinateur qui parlait. Ca c’est un vrai rédacteur en chef, qui nous aide, qui nous apporte quelque chose."

Quelques images de la carrière de

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Plutôt russe que mort !

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Cabu à la Librairie Goscinny ! : (19.50) euros

Patrice Leconte à la Librairie Goscinny

Patrice Leconte vient de publier "Gazul Club" (éditions Michel Lagarde). Il était à la Librairie Goscinny le vendredi 23 mars pour une conférence-débat sur René Goscinny et les années Pilote 1970-1974 (que l’on retrouvera dans le Bulletin de la Librairie n°4).Photos souvenirs :

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Séquence émotion : Patrice Leconte retrouve Christian Godard

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dédicace de Gazul Club. Au premier plan : Gazul et Cie (introuvable aux éditions Audie) et à droite La Gazette de Gazul...

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Patrice Leconte signe l’affiche de son premier film : Les vécés étaient fermés de l’intérieur (avec Coluche et Jean Rochefort, co-scénariste Gotlib, affiche de Jean Solé)

"Quand j’étais enfant, je ne rêvais que de cinéma. Et je rêvais de dessin aussi. Je suis, comme on dit, monté à Paris, et j’ai fait une école de cinéma. Mais je continuais à dessiner. Et je lisais Pilote. J’ai écrit à Gotlib, qui m’a répondu, qui a regardé mes dessins, qui les a montrés à René Goscinny, qui les a aimés, qui m’a fait venir au journal, qui m’a trouvé sympathique, qui a publié mes dessins, qui m’a encouragé à continuer, ce que j’ai fait. Pendant cinq ans. De 1970 à 1975. J’étais heureux. Et puis j’ai tourné mon premier film, et c’est à ce moment là que tout a commencé à dérailler, parce que je n’ai plus fait que ça, des films, et que j’ai arrêté la bande dessinée. Aujourd’hui, ce sont quelques-unes de ces pages, vieilles de 30 ans, mais charmantes et autodidactes, qui ressortent du grenier, et ça me fait tout drôle.

Souvenirs, souvenirs..."

Lors de cette soirée, Didier Pasamonik a questionné Patrice Leconte sur les rapports entre bande dessinée et cinéma. Un passionnant entretien à retrouver sur l’excellent site ActuaBD http://www.actuabd.com/spip.php?article5248

Patrice Leconte à la Librairie Goscinny : (20.90) euros

jeudi 21 décembre François Berléand

Jeudi 21 décembre, François Berléand était à la Librairie Goscinny
pour une lecture du Petit Nicolas et pour signer son livre le fils de l’homme invisible.

Un grand acteur pour un grand moment autour d’un chef d’œuvre.

Un moment de grâce, moment magique, hors du temps, les huit premiers épisodes du Petit Nicolas (éditions Denoël), jusqu’au récit du bouquet qui fit office de bouquet final : "Vous direz ce que vous voudrez, mais ma maman, elle est chouette !", servis par le talent de François Berléand.

Parfois, entre deux épisodes, une brève remarque de l’acteur :
- là , il y a un dessin magnifique de Sempé, je vous le montre mais c’est trop petit pour que vous puissiez le voir, c’est dommage.

- c’est pas évident à lire, la ponctuation est déroutante, ça ne fait pas le même effet que lorsqu’on le lit pour soi.

Grands et petits étaient là : plus de 50 personnes s’étaient pressées dans le petit local de la Librairie Goscinny.

1000 mercis à François Berléand pour sa générosité, son talent et ce moment de bonheur partagé.

Le fils de l’homme invisible

Grand amateur du Petit Nicolas, l’acteur François Berléand nous propose ses souvenirs d’enfance dans Le fils de l’homme invisible.

C’est son premier livre et il est formidable, aussi drôle qu’émouvant. On y retrouve aussi parfois l’écho de la voix du Petit Nicolas ("elle est formidable ma maman").

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Photo Catherine Cabrol

" Je m’appelle François Berléand, j’ai presque onze ans et je ne prends pas la parole sans y avoir été invité par un adulte. Je mange de tout, même si je n’ai pas une grande passion pour les carottes bouillies, les endives ou les épinards. Mais ce que je déteste par-dessus tout, c’est le chou-fleur. Sinon, je ne pose pas spécialement de problèmes. Dans ma chambre, j’ai un piano, un Teppaz, un bureau et une grande armoire en teck. Je suis AB négatif, ce qui est déjà très rare, et je suis le fils de l’Homme invisible. "

(éditions Stock, 17 euros)

jeudi 21 décembre François Berléand : (16.15) euros